L'épreuve rédactionnelle de la sélection infirmier

La sous-épreuve de rédaction et/ou de réponses à des questions dans le domaine sanitaire et social vaut 10 points sur 20 à l'écrit FPC, en 30 minutes quand l'heure est partagée à égalité avec les calculs. Voici une méthode minute par minute et trois sujets d'entraînement originaux, corrigés.

Mis à jour le 30 septembre 2026 · sources vérifiées le 30 septembre 2026

Ce que dit le texte

L'écrit de la sélection FPC dure une heure et comprend deux sous-épreuves, notées chacune sur 10 : une sous-épreuve de rédaction et/ou de réponses à des questions dans le domaine sanitaire et social, et une sous-épreuve de calculs simples. L'heure est répartie en temps égal. Selon l'organisateur, le sujet peut être une question de réflexion, un texte suivi de questions, ou les deux.

La méthode en 30 minutes

MinutesCe que vous faites
0 à 3Lire le sujet deux fois, souligner les mots-clés, reformuler la question en une phrase
3 à 8Brouillon : 2 ou 3 idées, un exemple concret pour chacune (vécu professionnel, actualité sûre)
8 à 25Rédiger : introduction de 3 phrases, 2 parties, conclusion de 2 phrases
25 à 30Relire orthographe, accords, ponctuation

Visez une page à une page et demie. Le correcteur attend une réponse à la question posée, un plan visible, des phrases complètes et une orthographe correcte.

Sujet 1 — Question de réflexion (original)

« Prendre soin d'une personne âgée à domicile : quelles difficultés pour les proches aidants, et comment les soignants peuvent-ils les soutenir ? »

Proposition de plan :

  1. Les difficultés des aidants : la charge physique (aide aux gestes du quotidien), la charge mentale (organisation, rendez-vous, vigilance permanente), l'isolement et la fatigue, la difficulté à concilier avec un emploi.
  2. Le rôle des soignants : repérer l'épuisement de l'aidant pendant les visites, informer sur les relais possibles (accueil de jour, hébergement temporaire, aides à domicile), valoriser ce que fait l'aidant, travailler en équipe avec le médecin traitant et les services sociaux.

Conclusion : l'aidant est à la fois un partenaire du soin et une personne à protéger ; le soignant qui le regarde aussi soigne mieux le patient.

Sujet 2 — Texte et questions (original)

« À l'hôpital, la première minute d'une rencontre compte : un regard, un prénom, une explication simple sur ce qui va se passer. J'en suis convaincue : un patient se souviendra moins du geste technique que de la façon dont on lui a parlé. »

Question a — Quelle idée principale le texte défend-il ? Réponse : la qualité de la relation et de la communication au début du soin est essentielle ; pour l'auteure, elle marque davantage le patient que la technique.

Question b — Donnez deux exemples concrets de ce que peut faire un soignant pour « bien commencer » une rencontre. Réponse : se présenter (nom, fonction) et appeler le patient par son nom ; expliquer le soin avant de le faire et vérifier qu'il a compris ; frapper avant d'entrer ; se mettre à sa hauteur pour parler.

Question c — Pourquoi, selon vous, une explication simple peut-elle rendre un soin plus sûr ? Réponse : un patient qui comprend ce qui va se passer est moins anxieux, coopère mieux, peut signaler une erreur (mauvais nom, allergie) ; l'information participe à la sécurité.

Sujet 3 — Question de réflexion (original)

« Le numérique en santé (téléconsultation, dossier informatisé, applications) : progrès pour tous ou nouvelle inégalité ? »

Proposition de plan :

  1. Un progrès réel : accès facilité à un avis médical à distance, informations partagées entre professionnels, suivi à domicile de certains patients.
  2. Un risque d'exclusion : personnes sans équipement, sans connexion ou peu à l'aise avec les outils ; confidentialité des données ; perte de contact humain.
  3. Réponse (en conclusion) : accompagner les usagers, garder une alternative humaine, former les soignants à expliquer les outils.

Le correcteur n'attend pas une position tranchée : il attend que vous pesiez les deux côtés et que vous concluiez avec nuance.

Les erreurs qui coûtent des points

  • Répondre à côté : parler du système de santé en général au lieu de la question posée.
  • Un plan invisible : un bloc de texte sans paragraphes.
  • Des chiffres approximatifs cités comme des certitudes.
  • Ne pas relire : fautes d'accord et phrases sans verbe.

Pour compléter l'écrit, entraînez-vous aux calculs du concours infirmier : l'autre moitié de la note.

Questions fréquentes

Faut-il des connaissances médicales ?

Non. Le texte parle du « domaine sanitaire et social » : on attend une réflexion argumentée de citoyen informé et une expression écrite claire, pas un savoir d'infirmier.

Peut-on citer des chiffres ?

Seulement si vous en êtes sûr et que vous connaissez leur source. Un chiffre faux ou inventé fait plus de tort qu'une idée bien argumentée sans chiffre.

Sources

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